01/11/2011

Question de timing

Là j'angoisse un peu en fait...

Quand je fais le tour...

Premier flash... un beau métisse, de longs mois d'attente, d'espionnage, d'épines de sapin dans les bras et de longues balades en vélo pour qu'il me dise un jour "Et tu connais Elle Mc Pherson?" Moi, gaga... "Heuu ouais" sans vraiment savoir à quoi elle ressemblait... Lui: "Ben tu lui ressembles avec tes longs cheveux et tes grands yeux..." Elle aurait pu ressembler à Maïté, j'm'en foutais... Je lui ressemblais, à ses yeux. Si bien, un mois après, il déménageait.

Quelques années plus tard... Un beau blond, sportif, accro à la balle, copain depuis toujours, amoureux en secret, depuis toujours aussi. Là aussi, de longues balades, des journées passées ensemble. Une fois lui, une fois moi, jamais en même temps. De jolies discours sur un escalier en bois entrelacés sans que rien ne se passe. Des entrevues ratés, une moto, un concours de police, à peine quelques kilomètres l'un de l'autre. Et toujours rien. Beaucoup d'espoir et toujours rien. Le même que je revois il y a quelques mois, avec une phrase souvenir ressortie de je ne sais où et là aussi, souci majeur.

Quelques années plus tard, mon beau sicilien, accro. Le premier vrai amour d'un ado attachant, prêt bien plus que moi pour tout autre chose. La distance, une année de factures de téléphone à tout rompre, des rendez-vous arrangés à la seconde et des parents bien trop bons pour tout nous laisser faire... Et là aussi, des ragots, des histoires, des coups de cutter dans un contrat à peine écrit. J'annonce et brise ce qui aurait pu être le plus bel été de ma vie. Des pleurs, sous une lampe entourée de moustiques. Pas les miens...

Bon je fais des efforts, et je persiste. A peine desespérée, je crois en une histoire bien plus faite de bleux que de rose et là paf... A bout, je pars, reconstruit et vise plus haut, bien plus haut.

Rencontre d'un n'ange. Rencontres d'autres aussi. A cause de... Celle de l'un provoque celles des autres. Je pense à un grand dadet, qui m'a fait comprendre ce que l'expression "lourd comme un cheval mort" voulait dire, à un petit mignon aussi doué pour les blagues débiles que pour énerver le premier, à un rebel aux grands yeux bleux aux mystères qui n'est qu'aujourd'hui une pure invention de mon imagination, à un feu d'artifice physique qu'on ne pourrait imaginer une seconde dans un monde réel, à un insomniaque affamé qui se réveille en pleine nuit pour me chanter du Franck Sinatra, à un craquant joueur de volley qui me vola un baiser un soir sans dire un mot,... J'en oublie certainement. Mais toujours le n'ange... Toujours... J'espérais quoi à ce moment là?

Et puis quand ça y est... Tout se brouille et envoie en l'air, tout ce que j'avais pu espérer trois ans durant.

Je passe, relève la tête et me laisse embrouiller par un affreux personnage, qui me fera un peu moins d'un an et demi bien plus de mal que de bien.

Depuis plus rien, si ce n'est un constat, mes exs et moi, ceux que j'ai eu, ceux que je n'ai pas eu, ceux qui m'ont voulu et que je n'ai même pas vu, si à l'heure actuelle, je refais le monde de mes histoires... La plupart d'entre eux sont mariés, en couple, avec ou sans enfant. C'est quoi le deal, il y en a au moins un qui m'afficherait dans une telle liste? Si le timing avait été bon, serions-nous toujours en train de construire ce que j'appelle une histoire? Suis-je en retard ou clairement à l'avance? Le poids du moment a certainement pu m'influer sur mes décisions, mais ce n'est pas le seul facteur? Suis-je rester libre-arbitre? Ou j'ai râté un maillon?

 

23:19 Écrit par GssYk | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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